FIGURES FUGITIVES, le grand livre

Six ans après la parution de Figures Fugitives, le livre d’artiste issu de notre rencontre avec le poème irlandais du Haut Moyen Âge « les Lamentations de la vieille femme de Beare », nous rassemblons dans un exemplaire unique, de format 30×40, les cyanotypes originaux de Claude Baudin, et les textes de Dominique Barberet Grandière, magnifiquement réinterprétés  par l’atelier de typographie du Moulin du Got.

Voici le livre, page à page :

Présentation du livre:

Figures Fugitives est l’aboutissement de notre rencontre dans une librairie bretonne avec un petit livre très ancien, écrit par une ou un inconnu en Irlande aux environs du 8e siècle de notre ère : «Les Lamentations de la Vieille Femme de Beare».
Paru en Français aux éditions de l’escampette*, ce poème donne la parole à une courtisane vieillissante, reléguée dans un couvent. elle pleurela vie brillante qu’elle menait auprès des princes, se lamente sur le délabrement de son corps et sur sa pauvreté, avec des mots qui enjambent les siècles.
En résonance avec ce texte, sous le double signe de la défiguration et de la disparition, nous avons produit deux séries : une série d’images photographiques de Claude  traitées par le procédé cyanotypique ; et une série de textes construits par Dominique  autour de cinq citations du poème d’origine. ces deux séries ont été tissées l’une avec l’autre, de plusieurs façons. Elles ont d’abord été présentées sous forme d’exposition, en 2012. puis les photographies et les textes ont été réunis dans un livre édité à 32 exemplaires par la baraque de chantier. il était composé de deux portfolios. l’un contenait les textes typographiés au plomb au Moulin du Got, en Haute Vienne, sur du papier fait à la forme sur place. l’autre contenait la reproductions des cyanotypes. s’y ajoutait un tirage original sous marie-louise. Nous reprenons ici cet ensemble en assemblant, dans un livre unique, les originaux des cyanotypes reproduits dans l’édition en 32 exemplaires avec les textes typographiés ; ici, textes et images ne sont plus séparés, ils se font face. Pour rappeler l’origine du texte, nous avons choisi quelques motifs dans l’iconographie irlandaise du haut moyen âge, principalement dans le livre de Kells. Ces éléments sont réinterprétés à la main et aquarellés.

Septembre : ce qu’a fait la Baraque à la P’Tit Édit’

L’édition 2019 de la P’Tit ‘ Édit , 4e du nom,  avait planté ses tentes à plusieurs endroits – le grand réfectoire du Prieuré Saint-Cosme, la galerie Lyeuxcommuns, l’atelier de reliure de Malica Lestang, des bibliothèques et des médiathèques (Tours et Joué-les-Tours) et le très beau lieu industriel de l’École des Beaux-Arts, installée maintenant dans l’ancienne imprimerie Mame.
C’est là que la Baraque de Chantier avait son stand :

Quelques photos des tables d’exposition :

 

Août : ce qu’a fait la Baraque de Chantier aux Créestives

Les Créestives.

En août, Dominique a promené les livres au pied du Mont Aiguille, dans le Trièves, et participé au stage/festival organisé par le GFEN Rhône Alpes, le secteur écriture de Rhône Alpes et le secteur Arts Plastiques national.

Là, j’ai réalisé le rêve de ma vie en passant mes nuits dans la librairie. Et puis, des rencontres, des retrouvailles, des ateliers de création, ensemble et chacun pour soi – en même temps, une déambulation aux flambeaux (enfin, à la lampe de poche…) dans la nuit du village, à la rencontres de moments de poèmes et de musiques, des soirées de création, des après-midi de paroles, de l’écriture, des arts plastiques.


J’ai animé – si on peut dire – un atelier que j’ai appelé « Robinson, elle fait des livres » , avec un petit coup de main d’Hélène Cohen Solal. Les participants pouvaient se passer de nous, alors nous avons disparu pendant une journée. C’était bref (une demi-heure par jour) libertaire (il n’y avait pas de consignes) paisible (on n’était pas pressés). Juste une histoire racontée au début…
Vous pouvez lire l’histoire Robinson, elle fait des livres.
Et voici des images :

À la fin, chaque livre a eu la parole pour raconter l’histoire que nos mains leur avaient confiée.