La Baraque part à Tours, pour La P’tit Edit deuxième round.

Le pari est tenu: nous avons réussi à faire deux nouveaux livres en trois semaines – si on ne compte pas tout le temps de maturation, et les années de travail accumulées!

Voici leur portrait, rapide, le temps presse encore.

Végétal

Voici le colophon, puis une petite galerie :

Ce livre a été réalisé en un seul exemplaire en septembre 2017.
Il contient 19 cyanotypes et trois photographies imprimées numériquement.

Ces images de Claude Baudin, en relation avec le monde végétal, sont choisies parmi la production d’un travail au long cours sur ce thème, commencé en 2003.
Elles sont présentées en 12 diptyques ou triptyques sur des papiers beaux-arts, et sont accompagnées de légendes écrites par Domnique Barberet Grandière.

L’impression a été réalisée par La Baraque de Chantier à l’aide de plaques d’argile fraîche.

Une grande feuille séchée de bardane a servi à réaliser la couverture et le triptyque de l’arbre brûlé.

Dimensions: 31×39 cm.

Il y a de l’eau dans la mer

Le colophon:

Cet ouvrage conçu autour d’un texte de Michel Lac a été tiré en six exemplaires, dont un pour l’auteur,  sur papier Rives Tradition 170 grammes.Il contient 13 photographies de Claude Baudin, imprimées numériquement en haute définition avec des encres pigmentaires Epson sur papier photographique et collées sur le support.
La couverture est réalisée sur du papier Canson mi-teintes en trois couleurs différentes (vert océan, gris chiné ou bleu givré). Reliure copte sous jaquette.
Dominique Barberet a conçu la maquette et fabriqué les livres pour La Baraque de Chantier en août et septembre 2017.
En vente mi-octobre au prix de 50 euros.

Une édition courante est en projet.

Rendez-vous à partir de Mercredi à la galerie Lyeuxcommuns, à Tours, dans le cadre de la P’Tit Edit 2017.

Et à Morlaix, pour le 12e salon Multiples, les 21 et 22 octobre.

 

 

 

 

 

IMPRESSION (On aime Paimpol).

La Baraque de Chantier a traversé le Trieux  vers le 22 août et passé une partie de son temps à Paimpol, à traîner dans les jambes du Secteur Arts Plastiques du GFEN, et à proposer un défi bizarre – qui a été brillamment relevé.
Dominique avait dans l’idée qu’un texte poétique était un atelier. Elle a écrit une vingtaine de lignes, prétendu qu’il y avait là-dedans un atelier d’écriture et d’arts plastiques dont le titre était IMPRESSION, et qu’il appartenait à qui voulait bien jouer le jeu de le mettre en œuvre.
Hélène, Frédérique, Myriam et Carolyn ont relevé le défi. Claude a pris des photos. Tous les autres ont mis la main à la pâte.

IMPRESSION

 

Argument:
Quelle image des mots? Présence des mots. Représentation? Non. Présenter à nouveau les mots. Pression exercée sur les mots. Quand les mots exercent une pression. Impressions des mots? Enterrer les mots dans la terre; l’enterrement des mots; mots poussières; la terre des mots, les mots pour la terre; terreur des mots…

Puis l’atelier commence. La terre.

Évidemment, l’inducteur, c’est la terre. La terre se manipule. Mains.

 

Les mots naissent de la terre. C’est à dire de ce que nous fouillons dans la terre. De la façon dont elle se loge dans notre paume, sous nos ongles, entre nos doigts. Donc, se concentrer sur les pures sensations qui naissent de la terre. Noter les mots.

Crayon de papier — accepter la salissure, la crasse des mains, du papier, du crayon.

Les mots.

Revenir à sa terre. Donner ses autres noms à la matière qui enduit nos mains. Rester concentré sur les sensations. De nouveau, noter les mots. Lire les mots, chanter les mots, ensemble, marchons nous dessus; en présence du chant, commencer à donner une forme aux mots avec la terre. Un visage. Une figure. Que chacun parle ce qu’il fait, pour lui-même, les autres en prendront ce qu’ils veulent.

Dressons nos figures dans le centre du cercle.
Ecrire — écrire — écrire — un poème de 10 mots.

La Ville est née. Les poèmes la parlent. Il y a quelque part aux 4 points cardinaux une ou d’autres villes. Il nous faut leur parler. Mais les montagnes nous séparent.

Il faut inventer l’écriture et la circulation de l’écriture. Passer de la parole dressée à la parole plate. Préparer le petit rouleau de feuilles imprimées que les messagers porteront de l’autre côté.

Les plaques de terre inversées, nous les mettrons en terre pour que ceux d’après nous écoutent dire.

L’atelier s’est achevé. Puis il s’est exposé le samedi 26 parmi toutes les productions de la semaine. Nous n’étions plus là pour le voir. Nous attendons les photos de l’exposition.

Texte initial: Dominique Barberet Grandière. Photographies de l’atelier: Claude Baudin.

Hélène Cohen Solal a récrit le déroulement de l’atelier, avec son organisation, ses nécessités matérielles, ses consignes. Enfin, presque cet atelier. Un autre, un peu différent, peut-être. Comme toujours.
Voici son descriptif en PDF:
Atelier Livre d’Artiste

 

 

Végétal. L’exposition. Penvénan, Juillet 2017

Une petite visite virtuelle de l’exposition de Penvénan.