
Photographie de Claude Baudin
Ouvrirai-je la porte ?
Je ne sais sur quel pied danser.
On ne voit rien par la serrure.
Dans les cauchemars d’enfance
Un être horrible est caché là,
Un monstre dévorant qui laissera
Sur le sable les os blanchis et
Le silence.
Quand je trébuche sur le chemin
Je regarde J’écoute
Le vent qui passe, sa voix bleue,
La neige vierge où s’inscriront
Les pas mêlés de ce qui vit,
Le bruissement des corps les rires
Cachés sous des toits de fortune
Menacés et dansants
Je sais que l’olivier
Que le gel a détruit resurgit de sa souche
Souvent la vigne aussi
éclate et meurt et puis repousse.
J’ouvre la porte.
L’année sera.
Texte de Dominique Barberet Grandière
Lecture orale
